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Louer son bien immobilier pour les JO : les points à vérifier

Louer son bien immobilier pour les JO : les points à vérifier
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Etes-vous vraiment bien assuré pour votre bien ? Ce qu’il faut savoir.

Publié le , mis à jour le

Louer son logement pour les Jeux Olympiques

C’est sans conteste une opportunité visée par de nombreux propriétaires de biens immobilisés, traumatisés par la hausse des taxes et la chute des rendements locatifs. Certains préfèrent ne pas louer leur bien en attendant cette échéance de 2024. Pas moins de 15 millions de personnes attendues en France en 2024 pour cet événement planétaire. Une partie de ces propriétaires vont même sans doute abuser de la situation en proposant des prix jugés prohibitifs, mais... Si des locataires touristiques acceptent de payer ce prix très élevé, peut-on vraiment leur jeter la pierre ? (sans jeu de mot). Un des points autour de cette activité est de savoir si l’on est bien assuré. Nousassurons rappelle les points à connaître avant de s’engager dans cette aventure.

Ile-de-France, Marseille, Lille...

Beaucoup de Parisiens et de propriétaires de villes des alentours comme Saint-Denis, visent l’opportunité de louer leur logement, parfois pour la première fois. Ils ne sont pas les seuls concernés : d’autres villes, hors d’Ile-de-France, vont accueillir des épreuves, notamment du football, du basketball ou du tir, comme Marseille, Lyon, Saint-Etienne, Nantes, Nice et Bordeaux, Châteauroux et Lille. Voici les conseils pour être bien assurés contre les dégradations éventuelles lorsqu’on loue son logement.

  • Louer son logement via une plateforme : Louer son logement via les plateformes comme Airbnb, Abritel ou autre, peut être un moyen pour sécuriser sa location. En effet, elles incluent une garantie « hôte » mais attention : il ne s’agit pas d’une assurance en tant que telle mais plutôt d’une aide au recours en cas de dommage ou dégradation. La plateforme va, en cas d’incident, dans un premier temps proposer au propriétaire une conciliation avec le locataire. Si celui-ci refuse de rembourser les dégradations, elle pourra les prendre en charge mais attention, cette garantie ne couvre pas toutes les dégradations. Elle prend en charge les dommages causés par les voyageurs au logement et aux biens personnels du propriétaires mais pas les dommages causés par l’usure normale ni dégradations survenues sur les objets de collections, œuvres d’art, bijoux et animaux de compagnie. Le propriétaire comme le locataire ont donc tout intérêt à être assurés par ailleurs via un contrat multirisque habitation.
  • Vérifier les garanties dans son contrat de multirisque habitation : Au moment de l’achat de leur bien, les propriétaires doivent être couverts par une assurance multirisque habitation. S’il s’agit d’une résidence principale, louée pour la première fois, il faut toutefois vérifier les garanties en cas de location temporaire. Il arrive que la durée de la location couverte par le contrat soit limitée, à 2 semaines par exemple, mais cela dépend des compagnies. S’il s’agit d’un logement entièrement dédié à la location, il faudra souscrire une assurance propriétaire non occupant.
  • Par ailleurs, dans les contrats d’assurance multirisque habitation, il existe deux options :
    • une assurance multirisque habitation (MRH) avec la clause « renonciation à recours » : le propriétaire s’engage à ne rien réclamer au locataire en cas d’incendie ou dégât des eaux. C’est alors le locataire qui est responsable des dommages causés aux tiers et qui doit donc être assuré pour cela, via une assurance responsabilité civile. Si le propriétaire opte pour la renonciation à recours, la clause doit être inscrite non seulement sur le contrat de location, mais aussi sur son propre contrat d’assurance habitation.
    • une assurance MRH « pour le compte de qui il appartiendra » : les occupants de la maison sont alors couverts pour les dégâts des eaux ou incendies, ainsi que leur responsabilité vis-à-vis des tiers mais le locataire reste responsable des dégâts qu’il a directement causés (objets détruits, dégradations, vols…).
      Mais pour éviter que l’assurance du propriétaire ne prenne en charge tous les dégâts causés par le locataire, et qu’à force le prix des franchises ou de la souscription augmente, le mieux est de demander une assurance villégiature au locataire.
  • Demander à son locataire une assurance villégiature : En complément de sa propre assurance multirisque habitation, le propriétaire a intérêt à demander à son locataire une assurance responsabilité civile villégiature. Cette garantie, souvent incluse dans le contrat d’assurance habitation (MRH), permet de couvrir les dommages causés par le locataire au propriétaire d’une location de vacances, quel qu’elle soit. Il suffit au locataire d’en faire la demande à sa compagnie d’assurance comme indiqué dans les conditions générales du contrat MRH. Si ce n’est pas le cas, cela peut être une extension de garantie, le plus souvent gratuite. Certaines assurances peuvent aussi garantir le vol et la destruction d’objets personnels. L’assurance responsabilité civile villégiature couvre les dommages causés par le locataire mais aussi ses enfants ou membres de sa famille s’ils vivent ensemble habituellement, mais aussi ses animaux de compagnie ou une baby-sitter, femme de ménage ou jeune fille au pair…

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« Dans tous les cas, même si l’assurance est incluse dans la location du bien, le propriétaire a tout intérêt à vérifier que le locataire dispose lui aussi d’une assurance, pour bénéficier d’une couverture plus étendue. Le mieux est de demander une attestation « garantie villégiature » comprise dans le contrat multirisque habitation du locataire, soit la souscription d’une assurance dédiée si ce n’est pas le cas, notamment pour des étrangers qui viendraient louer un bien en France  » explique Jérôme Robin, fondateur de Nousassurons.

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